1 mars 2021
Statut caméraman de mariage

Quel statut pour un caméraman de mariage ?

Souvent le photographe et cameraman de mariage, ce professionnel ayant fait de sa passion un métier a, comme tout travailleur autonome, un statut juridique à déterminer.

Lorsque l’on est engagé pour produire de l’audiovisuel de haute qualité lors de mariages, sous quel statut facturer ses prestations ? 

Quel statut pour un caméraman de mariage ? Pour commencer dans la profession

La profession de photographe réalisateur est une activité qui n’est pas réglementée. 

Il n’y a aucune obligation de qualification pour exercer ce métier.

Cependant on peut toujours participer à des formations pour découvrir la diversité des productions qui sont vendables à des particuliers.

Parmi les potentiels projets, l’activité de mariage est très répandue : 

Le reporter photographe professionnel, pour chaque projet et selon le budget des mariés et leurs envies, peut proposer des prises de vues, il peut filmer l’évènement sur une durée définie, varier avec un shooting ou même proposer faire une captation vidéo aérienne.

Un professionnel ayant un emploi à côté de celui de photographe vidéaste, déjà équipé du bon matériel pour ses films de mariage, pourra choisir entre le statut d’auto-entrepreneur, de micro-entrepreneur, d’artisan photographe, d’auteur photographe (en affilié ou en précompte).

Les statuts du professionnel de production audiovisuelle de mariage : chacun a des particularités différentes

Pour l’auto-entrepreneur : la difficulté sera d’affirmer une crédibilité face à des sociétés favorisant les auteurs et artisans photographes caméramans. Généralement, celui-ci va proposer des prix plutôt bas et investir moins dans du matériel perfectionné pour améliorer la qualité de sa prestation.

Pour l’auteur-photographe cameraman mariage et l’artisan de mariage : ce statut est incompatible avec le reportage de mariage, il est en capacité de revendre ses clichés mais son travail est plus axé sur de l’œuvre d’art que sur de la prestation commerciale. Ses photographies doivent toutes être signées. Lors de ses tirages il ne pourra généralement en vendre qu’une trentaine. 

On retiendra donc que ces deux statuts sont à éviter lors de la sélection d’un photographe reporter à contacter pour un mariage.

Enfin, le statut de micro-entrepreneur semble être le meilleur compromis pour le photographe de mariage proposant de la réalisation de films et du montage vidéo pour des mariés. La création et les charges fiscales et comptables de ce statut juridique sont simplifiées  : 

En considérant que le matériel professionnel est déjà acheté, les charges qui lui incombent seront plus faibles à l’abattement potentiellement appliqué en régime micro-entreprise.

De plus, gérer ce régime est simple et ne nécessite pas de se tenir à une compatibilité : seul le cahier des recettes est à surveiller.

Le statut de micro-entrepreneur est soumis à des charges sociales assez limitées dans l’ensemble.

Dans tous les cas, lors du lancement de son activité de photographe cameraman, choisir son statut requiert une réflexion approfondie sur les avantages et les inconvénients qui vont se présenter. Prendre le temps de mûrir le projet et fixer un cadre prévisionnel sera conseillé.

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